« Le monde se défait en silence » (Mohamed Kacimi, écrivain)

Que peut encore la littérature face à la violence du monde ? Comment dire l’effondrement, les migrations, les frontières, sans renoncer à la dignité humaine ? Et que reste-t-il, lorsque les promesses politiques et sociales s’effritent ? Dans Feu de Dieu, Kacimi interroge notre époque à hauteur d’hommes et de femmes pris dans ses secousses. […]

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« Rien n’était joué d’avance durant la crise de l’été 1962 » (Amar Mohand-Amer, historien, CRASG, Oran)

« La crise du FLN de l’été 1962-Indépendance nationale et enjeux de pouvoir(s) » de l’historien Amar Mohand-Amer est un livre important et nécessaire.  D’une part, il parle, en s’appuyant sur des témoignages inédits et des archives jusque-là inexplorées, d’une période charnière de l’histoire politique du pays. D’autre part, il est écrit par un historien de la […]

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« Feu de Dieu » de Mohamed Kacimi : chronique d’une malédiction annoncée

Le « feu de Dieu », venant des profondeurs de la Bible, désigne tantôt la foudre purificatrice, tantôt le châtiment qui s’abat sur les peuples rebelles — celui qui consume Sodome, qui transforme la terre en cendre stérile. Poser ce titre sur l’Algérie, c’est formuler une question vertigineuse : ce pays est-il maudit ? Ou bien est-il, comme le […]

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« Penser l’Algérie » de Rabeh Sebaa, le conflit créatif de savoirs pluriels

« Chacune de mes interrogations me faisait penser que je n’étais moi-même qu’un minuscule élément à l’intérieur de ma propre existence, un élément qui ne suffisait pas à la remplir, et n’allait nulle part » (Altan, 2021). L’essai de Rabeh Sebaa, écrivain et sociolinguiste Penser l’Algérie. Les contre-feux de la déraison » est implacable, mêlant  à la fois […]

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« C’est l’art qui rend le monde habitable », (Djamel Laceb, écrivain)

Beaucoup d’écrivains, de Léon Tostoi à Christian Bobin, en passant par André Malraux, Jean-Paul Sartre et Philip Roth, ont interrogé l’art dans son essence et son rôle dans la société. C’est à cette tâche si belle et si exigeante que s’attelle Djamel Laceb, écrivain, dans un son magnifique ouvrage L’Art et la manière (Avril 2025) qu’il vient […]

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L’extinction de la pensée

Un centre de recherche livré, depuis trop longtemps, aux critiques rongeuses des souris. Aux ruminations ravageuses de l’ennui. Et aux crocs acérés de l’oubli.  Le Centre de Recherche et de Documentation en Sciences Sociales et Humaines. Le CRIDISSH. Un centre qui a longtemps rayonné sur le Maghreb et sur la méditerranée. Durant deux pleines et […]

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Académie française, de quoi Djebar et Sansal sont-ils les noms ?

L’élection de Boualem Sansal à l’Académie française a provoqué deux réactions diamétralement opposées. En France, l’événement a été salué unanimement par la classe intellectuelle et politique. L’écrivain lui-même, dans un entretien accordé au Figaro, qualifie cette distinction inattendue de « cadeau ». En Algérie, au contraire, son entrée sous la Coupole est perçue comme une […]

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« L’honneur et la liberté ont besoin d’être redéfinis en Algérie », Myassa Messaouadi, romancière

Dans son dernier roman, Honneur à crédit, Myassa Messaoudi revisite le massacre des douze enseignantes survenu à Sidi-Bel-Abbès pendant la décennie noire. Un traumatisme personnel qui l’amène à questionner la place des femmes dans la société algérienne postcoloniale et la notion d’honneur. Entre mémoire occultée et combat pour la liberté, elle dénonce l’héritage de la […]

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« Honneur à crédit » de Myassa Messaoudi : le roman de la réparation

Publié aux Éditions Frantz Fanon en 2025, Honneur à crédit de Myassa Messaoudi s’impose comme un roman de mémoire et de combat. Inspiré d’un fait réel – le massacre des douze enseignantes de Sidi-Bel-Abbès en 1997 –, le livre redonne voix à celles que l’histoire a voulu réduire au silence. À travers Lamia, son héroïne, […]

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Mohamed Belhalfaoui, un éclat de vers réfractaires

La naissance de Mohamed Belhalfaoui en 1912 à Mdina Jdida, quartier emblématique d’Oran, est comme une prédestination, un clin d’œil du destin. Vivier culturel de l’Algérie « d’en bas », ce quartier, jusqu’à présent, haut lieu symbolique de la mémoire de la ville, concentrait un brassage de populations avec des mœurs et des pratiques culturelles […]

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